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test de District 9 (blu-ray)

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non conforme test de District 9 (blu-ray)

Message par cineblu ray le Sam 23 Jan - 7:48




Il y a vingt-huit ans, des extraterrestres entrèrent en contact avec la Terre...Ces visiteurs d'au-delà des étoiles étaient des réfugiés et furent installés dans le District 9, en Afrique du Sud, pendant que les nations du monde se querellaient pour savoir quoi en faire...Depuis, la gestion de la situation a été transférée au MNU (Multi-National United), une société privée qui n'a pas grand-chose à faire du sort de ces créatures, mais qui fera d'énormes bénéfices si elle arrive à faire fonctionner leur extraordinaire armement. Jusqu'à présent, toutes les tentatives ont échoué : pour que les armes marchent, il faut de l'ADN extraterrestre.La tension entre extraterrestres et humains atteint son maximum lorsque le MNU commence à évacuer les non-humains du District 9 vers un nouveau camp, en envoyant des agents de terrain s'occuper de leur transfert. L'un de ces agents, Wikus van der Merwe, contracte un virus extraterrestre qui se met à modifier son ADN. Wikus est à présent l'homme le plus recherché de la planète, celui qui vaut plus qu'une fortune : il est la clé qui permettra de percer le secret de la technologie alien.Repoussé, isolé, sans aide ni amis, il ne lui reste qu'un seul endroit où se cacher : le District 9...
Critique

Ancré dans les affres contemporaines, traversé par l'énergie du désespoir, District 9 donne autant à voir, à s'amuser, à s'émouvoir, à s'effrayer qu'à réfléchir.

Au départ, Peter Jackson voulait que Neill Blomkamp se charge de l'adaptation cinématographique du jeu vidéo Halo. Suite à un différend avec la Fox et Universal, le projet ne s'est pas déroulé comme prévu. Jackson n'a pas laissé tomber sa recrue et l'a encouragé à développer son court-métrage Alive from Joburg en long avec moins de budget (environ 30 millions de dollars) et plus de liberté artistique. Ça donne District 9, un film de science-fiction dans lequel un individu infecté par un produit alien est contraint de se réfugier dans un camp où les extraterrestres sont détenus. Un peu comme un retour de bâton, le résultat est ironiquement truffé d'allusions à Halo (l'arsenal des créatures, l'humain contaminé, le bestiaire). Surtout, il a écopé d'un Rated-R ; ce qui n'aurait pas nécessairement été le cas s'il avait été produit par un studio. L'objectif de Blomkamp n'est pas de révolutionner la science-fiction, mais de proposer une alternative à un système Hollywoodien de plus en plus liberticide en démontrant qu'avec une économie de moyens, il est possible de concurrencer n'importe quel blockbuster avide de surenchère pyrotechnique (Transformers 2 : la revanche).


Soutenu par Peter Jackson (producteur) ? qui plaque son nom sur l'affiche ? et épaulé par un marketing viral sur Internet, Neill Blomkamp (réalisateur) a connu une pression de malade pour son premier long-métrage. Heureusement, le résultat possède des fulgurances et des surprises à la hauteur de ce que promettait l'orchestration publicitaire. District 9 développe une approche séduisante de science-fiction en mélangeant le divertissement pur et le pamphlet sociopolitique dans la tradition des meilleurs films du genre des années 60 et 70. Son efficacité repose sur une incrustation des extraterrestres en CGI dans un environnement réaliste et délétère nourri d'ordures pestilentielles, de tôle rouillée et d'organes déchiquetés. Dès les premières images, Blomkamp reprend l'astuce du faux reportage, récemment utilisée dans Cloverfield (Matt Reeves, 2008), REC. (Paco Plaza & Jaume Balagueró, 2008) et Diary of the dead (George A. Romero, 2008). Mais ce n'est pas de l'opportunisme. De la même manière que Orson Welles dans Vérité et Mensonges (1975), Peter Jackson est fasciné par les « documenteurs » qui utilisent le cinéma comme art du mensonge. Dans Forgotten Silver (1995), il évoquait le destin d'un génie oublié, Colin McKenzie, ayant imaginé en toute ingénuité le procédé de la caméra cachée et le détournement du réel au profit de la fiction. C'est un peu ce qui se produit avec Blomkamp qui, en faisant le pari de l'invraisemblable vérité, donne l'illusion qu'un vaisseau spatial doté d'un million d'extraterrestres s'est réellement posé au-dessus de Johannesburg. Le cinéaste saisit l'occasion pour vulgariser ses précédentes expérimentations, notamment Tetra Vaal qui était construit à partir d'images volées, tournées caméra à l'épaule dans les rues de Johannesburg.

Au-delà de la dimension fun, la narration du « documenteur » alimente l'anticipation pour réveiller les démons du pays. Politiquement, le geste est suffisamment fort pour que toute ressemblance avec des éléments existants ne soit pas fortuite. D'autant que le titre fait référence au "district 6" de Cape Town, connu pour les méfaits de l'apartheid en Afrique du sud dans les années 1970. A l'heure du virtuel exponentiel, il n'y a plus de frontière entre la fiction et le documentaire : la réalité devient une notion de plus en plus élusive et la vérité, un concept de plus en plus insaisissable. La force du film réside dans cet amour vitriolé pour les puissances du faux. On peut aussi y déceler l'extraordinaire mise en scène du chaos comme dissection du cinéma actuel, entre le jeu vidéo et YouTube. Sous l'impulsion de Steven Spielberg (la face positive de E.T. L'extraterrestre et Rencontres du troisième type ; la face sombre de La guerre des mondes), Blomkamp superpose la science-fiction et le réalisme social. Comme dans les nouvelles de Isaac Asimov et de Philip K. Dick, les monstres d'hier (représentés ici par des aliens, dominés et parqués comme des réfugiés) sont devenus les hommes d'aujourd'hui. Et l'homme s'est transformé en chair à canon, flingué par les informations en continu et des outils virtuels qui le dominent déjà. Si on y croit, c'est aussi grâce à la métamorphose crédible du protagoniste (excellent Sharlto Copley) qui, d'employé de bureau anonyme, devient une machine de guerre. Face à lui, les extraterrestres font passer avec des prothèses et des effets numériques une gamme d'émotions impressionnante. Ils agissent, ressentent et réfléchissent comme nous. Au-delà des influences (le post-nuke, la japanimation, Aliens, Alien nation, La mouche), l'immédiateté du style évoque Les fils de l'homme, d'Alfonso Cuaron. En situant l'action dans un présent parallèle, Blomkamp redéfinit le même futur à l'imparfait. Ancré dans les affres contemporaines, traversé par l'énergie du désespoir, District 9 donne autant à voir, à s'amuser, à s'émouvoir, à s'effrayer qu'à réfléchir.
Test Image 5/5

Tourné avec l'excellente caméra haute-définition Red One, les attentes étaient fortes quant au transfert du Blu-Ray. Et dire que nous sommes comblés est un bien faible mot ! En récupérant l'excellent master vidéo de Sony (qui édite les disques américains et anglo-saxons), l'éditeur Metropolitan nous propose rien de moins qu'une image de référence. Le film jouit ainsi d'une précision inégalée de tous les instants. Toutes les qualités que nous aimons sur la haute-définition sont donc présentes. La profondeur de champ est diabolique sur les plans d'ensemble, les cadres les plus rapprochés permettront d'apprécier les textures du bidonville extraterrestre, la peau reptilienne des extraterrestres. N'oublions pas non plus le contraste qui propose une balance des plus immersives, sans perdre de détails lors de certaines scènes davantage sous-exposées.
Seule exception, quelques rares plans plus granuleux qui résultent d'une volonté artistique évidente. Les effets spéciaux se présentent toujours sous leurs plus beaux atouts sans compromettre leurs incrustations avec les prises de vue réelle.
2010 tient déjà là l'un de ses Blu-Ray de référence.
Test Son 5/5

Ce ne sont pas moins de deux pistes DTS-HD Master Audio (lossless donc) qui figurent sur le disque. Et le résultat s'annonce explosif. La version originale anglaise est un bijou d'équilibre et de puissance. Le mixage son dispose d'une homogénéité qui inspire le respect. Le caisson de basse est utilisé avec nuance, il caressera tant les oreilles qu'il les bousculera avec gourmandise. L'environnement sonore habite littéralement les cinq enceintes avec une richesse rare, tandis que la musique arrive toujours à se positionner pour augmenter l'émotion d'une séquence. A ce sujet, le jeu de percussion de Clinton Shorter (compositeur) peut s'exprimer à loisir sans tronquer l'action, toujours en la complétant magistralement.
Si la version française semble garder un mixage similaire, il y aura tout de même une sensation d'allégée en comparaison de la formidable piste anglaise. Ajoutons aussi que le doublage français a du mal à rivaliser avec les acteurs originaux (c'est bien souvent le cas dans les films à tendance "documentaire" façon REC). Le spectacle est moindre, mais plaira aux francophiles purs et durs.
Test Menu 4/5

Dès l'insertion du disque, passé les cartons de copyright, nous avons le plaisir d'arriver sur un panneau représentant les Terriens et les extraterrestres du film. Du choix que vous ferez, dépendra à chaque fois un menu d'accueil différent.
En pratique, la charte graphique du menu diffèrera du tout au tout avec une bande son et un montage d'images différents. L'éditeur pousse le vice jusqu'à nous proposer le menu ET en langue extraterrestre. Une curiosité.

Tous les suppléments sont ici sous-titrés en français.

Commentaire audio du réalisateur : Sous-titré en français, Blomkamp justifie bon nombre de ses choix, parle de ses influences, certains de ses choix cinématographiques. L'exercice se passe dans une ambiance posée, très sérieuse, et plaira aux amateurs de commentaires avides d'informations supplémentaires.

The Alien Agenda : Il s'agit du journal vidéo du réalisateur. 3 segments : Imaginer, Tourner, Peaufiner, reviennent avec les acteurs, les principaux techniciens du film sur la conception de District 9. Très instructif, on y revient par exemple sur le précédent court-métrage de Blomkamp qui posait déjà les bases de District 9, l'échec du projet Halo (inspiré du jeu vidéo).

Scènes coupées : Au nombre de 22 (environ 23 minutes), celles-ci ne sont pas étalonnées et finalisées pour la plupart. Elles complètent globalement l'univers du film avec de nouveaux témoignages (à l'image du début du film) tout en prolongeant certaines pistes (le vol d'un char d'assaut du MNU ...).

Créer l'univers de District 9 : Nous retrouvons ici le making of du film. Passionnant en tout point pour quiconque veut découvrir toutes les origines de ce beau film de science-fiction.

Génération Alien : Il s'agit d'un module s'attardant sur le tournage des séquences mettant en scène des aliens, de la volonté de filmer très naturaliste de Blomkamp. La technologie au service d'une histoire, ce concept est parfaitement illustré ici.

Métamorphose : Un petit module vidéo qui montre la transformation de Wikus tout au long d'éreintants maquillages ... Intriguant.

Innovation : Le jeu et la part d'improvisation laissée aux acteurs sont ici évoqués. Ce supplément complètera idéalement le making of du disque en s'axant sur le métier d'acteur.

Bandes-annonces : Nous retrouvons ici le teaser et la bande-annonce du film en VO-ST et en VF.

Par rapport aux disques US et UK, on ne perd finalement que l'interactivité movieIQ et cinechat (spécifiques à Sony), et la carte interactive qui permet d'afficher des images satellites et des schémas dans un style encyclopédique des plus entraînants.
Dommage, mais on louera tout de même l'éditeur de nous proposer la quasi-totalité des suppléments existants à ce jour.

cineblu ray
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